mardi 11 juin 2013

LGV Tanger-Casablanca : Colère des personnes expropriées

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De nombreux propriétaires vont être touchés par le chantier de la ligne LGV entre Tanger et Casablanca. A Bouskoura, certains voudraient voir le dessin de la ligne modifié plutôt que de perdre leur maison.

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Après la contestation politique, la ligne à grande vitesse qui doit joindre Tanger à Casablanca rencontre la colère des propriétaires expropriés sur la voie de la future ligne, révèle l’Economiste, aujourd’hui, mardi 11 juin. Plusieurs propriétaires, dans la commune de Bouskoura, près de Casablanca ont été entendus par le journal.

Le tracé de la ligne n’épargne rien, pas même les habitations. Une luxueuse villa de 1000m2 pour 3600m2 de terrain devrait notamment être rasée pour laisser passer la voie de chemin de fer. Celle-ci fera, à terme 100 mètres de largeur sur toute sa longueur. « Nous ne sommes pas contre l’intérêt général ou l’utilité publique, tient à préciser l’un de ces propriétaires, mais contre le tracé qui devrait être révisé. » Plusieurs propriétaires souhaitent que les maisons, au moins, soient épargnées.

Tracé définitif

Leurs revendications n’ont cependant aucune chance d’être entendu. « Le tracé de la LGV est définitif puisqu’il relève d’une décision de l’Etat. Son élaboration a fait l’objet d’études techniques très poussées réalisées par des bureaux d’études expérimentés », explique-t-on au service chargé de la planification et la gestion urbaine de l’Agence urbaine de Casablanca.

Le plan d’aménagement de la zone est finalisé et sera bientôt homologué. Si théoriquement, tant qu’il n’a pas été publié au bulletin officiel, le projet peut encore être révisé, la probabilité pour qu’il le soit, dans les faits, est quasi nulle. Les propriétaires touchés par les expropriations n’ont pas d’autres alternatives que d’attendre la publication de plan d’aménagement au BO pour déposer leurs réclamations auprès de l’ONCF qui mène le projet.

Opposition vaincue

Le projet de TGV Tanger Casablanca ne devrait donc souffrir d'aucune modification. La fronde politique menée par les associations Capdéma (Cap Démocratie Maroc), Intitiative BDS Maroc (Boycott, Désinvestissement et Sanction pour Israël) et Transparency International, n’a pas permis d’ouvrir le débat sur le bien fondé de la ligne.  « L’initiative (des associations) a perdu de sa flamme, avoue Saddouk Abdessamad, secrétaire général de Transparency, car nous n’obtenons aucune réponse. »

La communication qui entoure le projet veut montrer que la ligne avance à grands pas. « Le financement du budget est bouclé », a annoncé Mohamed Khlie, directeur général de l'Office national des chemins de fer (ONCF), lors d’une visite de chantier pour la presse, organisée jeudi 6 décembre, sur les sites du projet du TGV Tanger-Casablanca dans la région du sud, près de Kenitra. Le résultat du concours organisé pour sélectionner les architectes des futures gares ont également été révélés, fin mai.

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